Criminocorpus a besoin de vous !

Criminocorpus souhaite faire évoluer son Musée pour mieux répondre aux attentes de ses visiteurs. Une enquête est ouverte pour mieux connaître vos
habitudes, vos préférences et vos attentes.
La réussite de cette enquête dépendra fortement de votre implication dans le projet. Aucun « profil » d’utilisateur n’est ciblé. Il suffit d’utiliser
Criminocorpus pour que votre avis nous importe.

Votre participation est essentielle. Plus vous serez nombreux à répondre, plus l’évolution du Musée sera proche de vos attentes.

Le questionnaire est anonyme et ne prend pas plus de 15 minutes à remplir. Merci d’y répondre et de partager l’information pour susciter d’autres réponses.

L’enquête est accessible à cette adresse (page sécurisée)

Criminocorpus a besoin de votre soutien pour continuer l’aventure.
Toute l’équipe compte vivement sur votre participation active.

D’avance, MERCI !

Prix Criminocorpus Jean-Claude Vimont

Prix criminocorpus jean-claude vimontLe Prix Criminocorpus – Jean-Claude Vimont, décerné par l’Association Criminocorpus sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines, récompense tous les deux ans une recherche sur l’histoire de la Justice dont l’auteur souhaite une valorisation dans le cadre de la plateforme Criminocorpus (Musée, revue). Notre association a travaillé dans l’esprit de Jean-Claude Vimont et c’est ainsi que nous avons décidé d’une modalité de distinction particulière. En effet, le prix ne vise pas à couronner un travail terminé mais plutôt à permettre la valorisation en ligne d’une étude ou d’une recherche de qualité.

La procédure du prix consiste ainsi en deux étapes :
1- Sélection du projet retenu par le jury, sur la base de critères tenant à la fois compte de la valeur du travail réalisé (apport à la connaissance historique, qualité des sources) et de la qualité du projet de valorisation numérique proposé (originalité, faisabilité)
2- Le projet retenu par le jury fait l’objet d’une réalisation avec l’appui du CLAMOR. Le temps de cette réalisation est de deux années civiles, sauf dérogation.
Pour en savoir plus, voir les informations utiles sur le Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines

Création du CLAMOR. Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice pénale

CLAMOR. Centre pour les humanités numériques et l'histoire de la justiceOuvert en septembre 2015, le CLAMOR est une unité mixte de services créée par le CNRS et le ministère de la Justice en partenariat avec les Archives nationales de France.

Premier centre d’humanités numériques dédié à l’histoire de la justice, le CLAMOR rassemble des spécialistes de l’histoire de la justice et de l’édition numérique et développe une politique de services numériques innovants visant à faciliter et à promouvoir l’histoire de la justice dans une perspective pluridisciplinaire.

Le CLAMOR prend ainsi en charge l’édition et le développement de la plateforme Criminocorpus en proposant un ensemble cohérent de ressources et de services : revue, bibliographies, bibliothèques documentaires et patrimoniales, archives numériques, corpus législatifs, chronologies, statistiques portant sur l’histoire de la justice, du crime et des peines.

Adresse du CLAMOR
http://clamor.criminocorpus.org


Le musée virtuel d’histoire de la justice : enjeux et perspective

Séminaire de recherche EHESS 2014-2015

animé par Marc Renneville et Sophie Victorien (Centre A. Koyré)

Jeudi de 14 h à 16 h (Centre Alexandre-Koyré, 27 rue Damesme (5e étage) 75013 Paris), les 16 octobre, 6 novembre, 4 et 18 décembre 2014, 22 et 29 janvier, 5 février, 19 mars, 2 et 16 avril, 21 mai et 4 juin 2015

Ce séminaire vise à ouvrir une réflexion collective sur la création d’un musée web d’histoire de la justice au sein de la plateforme Criminocorpus. La structuration initiale du projet donnera la trame des séances du séminaire. Il s’agira ainsi d’aborder les dates (chronologies), les notions, les lieux (cartographie) et les objets de l’histoire de la justice dans la perspective d’une déclinaison en ligne. On s’intéressera tout particulièrement aux questions d’historiographie, de visualisation des données, de pédagogie, d’interactivité et de participation publique soulevées par un tel projet. Ce séminaire sera l’occasion d’une initiation à l’édition collaborative sur Criminocorpus. Aucun prérequis informatique ou langage de programmation n’est nécessaire. La formation sera donnée dans le cadre du séminaire.

Programme des séances

16 octobre. Présentation générale et introduction à la thématique. Musée virtuel et projet collaboratif sur les collections.

6 novembre. Présentation de la plateforme Criminocorpus. Sources de l’histoire et web sémantique. Musée réel et musée virtuel. Mise en place du projet collaboratif.

4 décembre. Projet collaboratif. Prise en main des outils. Corpus et métadonnées.

18 décembre : Le Musée des prisons et le Centre de Ressources sur l’histoire des crimes et des peines (J. Garçon, École nationale d’administration pénitentiaire)

22 janvier. Un prototype de visite virtuelle. Le cas de la maison d’arrêt du Havre et le patrimoine carcéral (Jean-Claude Vimont, Université de Rouen)

29 janvier. Projet collaboratif. État de la description des collections

5 février. Un tribunal, un procès. Exposé d’un projet collaboratif (Hélène Bellanger, Centre d’histoire de Sciences Po)

19 mars. Le camp de la transportation. Histoire d’une exposition permanente (Jean-Lucien Sanchez, direction de l’administration pénitentiaire). Clairvaux. Un exemple de valorisation à l’étude (sous réserve)

2 avril. Projet collaboratif. Point sur les réalisations (description de corpus, expositions…)

16 avril. Enfants en justice : Le centre d’exposition de Savigny et son portail. (Véronique Blanchard).

28 mai. Projet collaboratif. Publication.

4 juin. Bilan final.

Pour en savoir plus.

Séminaire Criminologiques. 6 février 2014. Autour de la relégation

Histoire de la relégation en GuyaneLieu : EHESS, salle 2, RdC, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris (M° Quai de la Gare, Bibliothèque François Mitterrand)

Jeudi 6 février, de 14 à 16 h

Présentation de l’ouvrage A perpétuité. Relégué au bagne de Guyane, Paris, Vendémiaire, 2013.

Avec Jean-Lucien Sanchez et Danielle Donet-Vincent

La loi du 27 mai 1885 sur la relégation des récidivistes a entraîné, de 1887 à 1953, l’internement à perpétuité de près de 17 894 individus en Guyane française. Cette mesure, unique dans l’histoire du droit pénal français, repose sur une « présomption irréfragable d’incorrigibilité » censée démontrer matériellement le caractère incorrigible d’un délinquant ou d’un criminel récidiviste, sa « dangerosité ». Parce que la prison n’est plus en mesure de les « corriger », les incorrigibles sont désormais éliminés socialement sur le sol d’une colonie. Inadaptés sur le sol de la métropole, les relégués peuvent ainsi y recommencer leur existence et participer à l’enrichissement de l’empire colonial français. Mais les condamnés frappés par cette mesure sont essentiellement des petits délinquants récidivistes coupables de vols simples et de délits de vagabondage. Et, loin de leur permettre de s’installer en tant que colons,  la relégation se transforme sur le sol de la Guyane en une condamnation aux travaux forcés effectuée au sein d’un bagne colonial. Ainsi, comment d’une simple mesure d’exil la relégation s’est-elle transformée en un internement au sein d’un bagne colonial ? Cette séance visera à présenter le fonctionnement de la loi sur la relégation, son application sur le sol de la Guyane ainsi que ses principaux résultats.

Séminaire Criminologiques. 16 janvier 2014. Michel Porret

Source : Archives d'Etat de Genève: Jur.Pén., X 737, 2 mai 1885-1er juin 1886

Lieu : EHESS, salle 2, RdC, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris (M° Quai de la Gare, Bibliothèque François Mitterrand)

Jeudi 16 janvier, de 14 à 16 h

Michel Porret (Université de Genève), Le drame de la nuit. Enjeux médico-légaux et psychiatriques d’un quadruple égorgement maternel commis en mai 1885 à Genève.

En mai 1885, à Genève, Jeanne Lombardi égorge ses quatre enfants puis tente de se suicider. Dans une ville traumatisée par le « drame de la nuit » comme le montrent les obsèques publiques des victimes, dans un environnement médiatique particulièrement réceptif au crime de la mère dénaturée, au terme d’une instruction exemplaire  mettant en jeu tous les savoirs judiciaires et médico-légaux sur le crime,  s’ouvre le procès de Jeanne Lombardi qui oppose les experts sur la nature de la folie homicide. Devenant un cas dans la littérature scientifique avec une nosographie nouvelle (le meurtre par contagion morale), l’affaire Lombardi  illustre le tournant judiciaire qui permet à Genève de poser la question de la responsabilité du fou en cour criminelle.

Littérature:

Michel Porret, Sur la scène du crime. Pratique pénale, enquête et expertises judiciaires à Genève (XVIIIe-XIXe siècle), Montréal, PUM, 2008, chapitre 13: « Le crime de Coutance: la scène du quadruple égorgement », pp. 243-272; idem: « La mère dénaturée ou la folie de Jeanne Lombardi en mai 1885 », Traverse, Revue d’histoire, février 2005 (De la violence domestique), pp. 119-135 (avec des extraits du « Mémoire » de Jeanne); idem, « Le cas Lombardi ou la folie homicide », L’Histoire, novembre 2012, numéro 381, pp. 80-84. Monographie à paraître.