Histoire de la phrénologie. Le langage des crânes en poche

Histoire de la phrénologie Marc RennevilleAvez-vous la bosse des maths, de la poésie ou de la peinture ? Cet inconnu présente-t-il la bosse du crime ou celle de la ruse ? Au XIXe siècle, certains savants peuvent répondre à ces questions. Et pour le prouver, ils tâtent des têtes de génies (Napoléon…), de criminels (Lacenaire…) et de fous. Leur théorie est vérifiée par l’examen de milliers de moulages et de centaines de crânes récoltés à Paris, à Londres, à Berlin, en Inde et en Océanie. Sûrs de leur bon savoir, les phrénologistes œuvrent pour un monde meilleur, peuplé de génies, de criminels amendés et de fous guéris.
Imaginée par François-Joseph Gall, défendue par de nombreux médecins, politiciens et artistes, la phrénologie oscille entre science légitime et technique divinatoire, avant de tomber dans un discrédit total. Reléguée au statut de science occulte puis longtemps oubliée, elle semble actuellement renaître de ses cendres. Des neurobiologistes contemporains lui rendent justice d’avoir établi le principe des localisations cérébrales, et d’éminents scientifiques estiment qu’elle a été la première science de l’homme rationnelle. Qu’en est-il exactement ?

Le langage des crânes. Histoire de la phrénologie, Paris, La Découverte, 324 pages.

Parue en 2020, cette nouvelle édition au format poche offre un texte  révisé, enrichi de 17 illustrations, mis à jour pour sa bibliographie et augmenté avec une postface inédite.

La première édition de ce livre a été publiée en 2000 par l’Institut pour la connaissance Sanofi/Synthélabo dans la collection « Les Empêcheurs de penser » dirigé par Philippe Pignarre. Le livre a reçu le prix du meilleur ouvrage de la Société française d’histoire de la médecine (2000).

Voir sur ce site la page de la première édition.

Prisons de Paris, de la Bastille à Fresnes

Prisons parisiennes, de la Bastille à Fresnes

Nous venons de terminer avec Christian Carlier et Catherine Prade la septième exposition de Criminocorpus, avec ses documents liés (témoignages, chansons, étude sur l’incarcération d’Apollinaire).

Celle-ci a été réalisée en lien étroit avec l’exposition du Musée Carnavalet-Histoire de Paris : « L’impossible photographie. Prisons parisiennes 1851-2010 » (en savoir plus), le soutien du Musée de l’histoire vivante de Montreuil et celui de Philippe Zoummeroff.  Notre objectif n’était pas de produire une déclinaison de l’exposition visible au Musée Carnavalet mais un accompagnement, une prolongation et surtout, une invitation à se rendre au Musée (attention, l’expo Carnavalet se termine fin juin 2010)

L’exposition virtuelle propose un parcours en deux séries de vues.

- Première série : les prisons détruites au XIXe siècle (la Bastille, le Temple, le Grand-Châtelet, la Grande et la Petite Force), les anciens couvents (les Madelonnettes, Sainte-Pélagie, Saint-Lazare), la Conciergerie et le palais de justice, les prisons militaires (l’Abbaye, le Cherche-Midi)

- Deuxième série : les prisons construites au XIXe siècle (Clichy, la Grande et la Petite-Roquette, Mazas, la Santé, Fresnes)

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La Révolution à la poursuite du crime !

Nouvelle exposition en ligne sur Criminocorpus.

La Révolution à la poursuite du crime

Cette exposition virtuelle reprend en partie celle qui a été présentée aux Archives nationales à Paris, hôtel de Soubise, du 18 novembre 2009 au 15 février 2010.

- Elle consiste en une sélection de pièces extraites des fonds des Archives nationales, et qui font revivre une délinquance ordinaire à Paris que les journées révolutionnaires et les procès politiques ont rejetée dans l’ombre…

- L’exposition est complétée par la mise en ligne d’une partie du guide d’accompagnement réalisé par l’équipe des Archives nationales, notamment la chronologie et le glossaire.

Le tout est à découvrir à partir de cette page.

Bonne visite !