Pour en finir avec l’affaire Seznec

Pour en finir avec l'affaire SeznecAffaire criminelle considérée par beaucoup comme la plus importante du XXe siècle, devenue symbole de l’erreur judiciaire, l’affaire Seznec a suscité plus que toute autre des investigations, des enquêtes, des commentaires, des positions, des fictions sur une durée qui approche désormais la centaine d’années. Rappelons que l’affaire a débuté en juin 1923 avec la disparition de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère, alors qu’il voyageait en Cadillac avec Guillaume Seznec. Partis de Rennes, les deux hommes se rendaient à Paris où ils comptaient vendre l’automobile. Très vite, les soupçons de meurtre se sont concentrés sur la personne de Seznec en raison de la découverte d’une promesse de vente de propriété de Quémeneur à son profit, pour un prix très inférieur à celui du marché. L’acte fut reconnu comme un faux, ce que dénia Seznec, qui fut accusé d’avoir contribué à cette falsification et au meurtre de Quémeneur, dont on ne retrouva pas le corps. Seznec ne reconnut ni le faux ni le meurtre. Condamné en 1924 aux travaux forcés à perpétuité, il fut relevé de sa peine en 1947. Le condamné, sa mère et sa femme ne cessèrent de dénoncer une injustice et ils militèrent activement – en vain – pour une révision du procès. […]

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