La collection Zoummeroff sur Criminocorpus

collection ZoummeroffLa collection Zoummeroff sur Criminocorpus (collectionzoummeroff.org) donne libre accès à un ensemble exceptionnel de plus de 5000 images allant du XVIe au XXe siècle (pièces d’archives et imprimés rares, gravures, manuscrits inédits, correspondances, affiches, complaintes, photographies etc.) et à une centaine d’entretiens vidéos relatifs à la justice et à son histoire.

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Le musée virtuel d’histoire de la justice : enjeux et perspective

Séminaire de recherche EHESS 2014-2015

animé par Marc Renneville et Sophie Victorien (Centre A. Koyré)

Jeudi de 14 h à 16 h (Centre Alexandre-Koyré, 27 rue Damesme (5e étage) 75013 Paris), les 16 octobre, 6 novembre, 4 et 18 décembre 2014, 22 et 29 janvier, 5 février, 19 mars, 2 et 16 avril, 21 mai et 4 juin 2015

Ce séminaire vise à ouvrir une réflexion collective sur la création d’un musée web d’histoire de la justice au sein de la plateforme Criminocorpus. La structuration initiale du projet donnera la trame des séances du séminaire. Il s’agira ainsi d’aborder les dates (chronologies), les notions, les lieux (cartographie) et les objets de l’histoire de la justice dans la perspective d’une déclinaison en ligne. On s’intéressera tout particulièrement aux questions d’historiographie, de visualisation des données, de pédagogie, d’interactivité et de participation publique soulevées par un tel projet. Ce séminaire sera l’occasion d’une initiation à l’édition collaborative sur Criminocorpus. Aucun prérequis informatique ou langage de programmation n’est nécessaire. La formation sera donnée dans le cadre du séminaire.

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« C’est à la prison à reconnaître les siens ». De l’anthropométrie judiciaire à la biométrie contemporaine

Reconnaître un détenu apparaît comme une exigence constante dans la longue durée de l’histoire pénitentiaire. De l’Ancien régime à nos jours, toute personne incarcérée par voie légale fait l’objet d’une procédure particulière d’enregistrement qui atteste de son entrée et de sa sortie de l’établissement de détention. Le registre d’écrou est ainsi le livre officiel sur lequel est inscrite l’identité des détenus. La reconnaissance des prisonniers fut longtemps assurée par le gardien « morgueur » qui avait la charge de dévisager minutieusement tout nouvel entrant. Jusqu’au XIXe siècle, l’identification du justiciable consistait généralement en une simple déclaration, vérifiée pendant la procédure par le recueil de témoignages. Toutefois, afin de distinguer les récidivistes et certaines catégories de condamnés, la justice a longtemps usé d’un pouvoir de marquage des corps coupables.

Sous l’ancien droit, la peine de flétrissure consiste à marquer au fer rouge l’épaule du condamné d’une fleur de lys. Utilisé dans certains cas de bannissement, ce marquage laisse la place, en 1724, à une triple marque lettrée explicitant la cause de la condamnation : « V » pour voleur, « M » pour les mendiants récidivistes et « GAL » pour galérien. La marque au fer chaud est alors presque toujours jointe à celle des galères afin qu’une peine plus sévère soit prononcée si la récidive est constatée. Peine perpétuelle, la flétrissure par la marque est abolie sous la Révolution française…

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Que tout change pour que rien ne change ? Aux origines de la judiciarisation de l’exécution des peines en France (1789-1958)

La judiciarisation de l’aménagement des peines en France est un processus qui ne débute pas avec la création en 1958-59 du juge d’application des peines. Le débat sur les conditions d’application des peines privatives de liberté accompagne l’essor de ce type de peines au XIXe siècle. Il s’agit d’en rappeler ici les principales étapes, en considérant l’exécution des peines dans les prisons, les bagnes portuaires et les bagnes coloniaux. 1958 apparaît alors tout autant comme l’aboutissement fruit d’expérience et de multiples réflexions que le point origine d’un processus inédit.

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Les « vrais » Tontons flingueurs (exposition virtuelle)

Les "vrais" Tontons flingueurs“Les Tontons flingueurs” et “Les Barbouzes” font de nos jours référence à des films éponymes bien ancrés dans l’imaginaire collectif. Réalisés par Georges Lautner, scénarisés par Albert Simonin, servis par le verbe imagé de Michel Audiard et les prestations de Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche, Charles Millot, ces films donnent à voir une représentation du “milieu” des gangsters de l’après-guerre qui en reprend le vocabulaire, mais pas les manières. Les “vrais” tontons flingueurs s’appelaient Pierre Loutrel dit “Pierrot le Fou”, Jo Attia dit “Jo le Moko” (en référence au film de Duvivier), Abel Danos dit “le Mammouth”, Émile Buisson, René la Canne etc.

Criminocorpus consacre aux “vrais” tontons flingueurs une exposition basée pour l’essentiel sur des documents issus de la collection Philippe Zoummeroff. Tout en revenant sur la complexité d’un moment de l’histoire du “milieu” magnifié par la presse de fait divers, Jean-Claude Vimont retrace des trajectoires individuelles marquées par une violence et des méthodes héritées de la guerre, bien en-deçà de la dérive vers l’imaginaire qui s’opère de manière quasi simultanée à travers l’essor du roman policier puis, un peu plus tard, dans le cinéma de fiction.

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