WordPress : administrer un site pour les SHS

Administrer un site WordPress en SHSQuel est le CMS adapté pour un chercheur en sciences humaines et sociales ? Pourquoi choisir WordPress plutôt qu’Omeka, SPIP ou Drupal ? S’agit-il d’un éditeur fiable ? Comment le sécuriser ? Ce sont là quelques questions auxquelles j’ai été confronté ces derniers mois lors de la transformation fin 2015 du site Criminocorpus.org puis, début 2017, lorsqu’il a fallu faire face à des attaques sur le site du CLAMOR. Centre pour les Humanités numériques et l’histoire de la justice (UMS 3726) géré sous WP.

D’habitude, lorsque je soulève le capot d’un site, je cherche les solutions avec obstination, et si je les trouve, une fois appliquées, je m’empresse de les oublier… Cette fois-ci, j’ai pris des notes en pensant qu’elles pourraient être utiles aux collègues. Ce retour d’expérience sur WordPress a été publié sur le blog Huma-Num. La TGIR des Humanités numériques. Voir l’article

Pour en finir avec l’affaire Seznec

Pour en finir avec l'affaire SeznecAffaire criminelle considérée par beaucoup comme la plus importante du XXe siècle, devenue symbole de l’erreur judiciaire, l’affaire Seznec a suscité plus que toute autre des investigations, des enquêtes, des commentaires, des positions, des fictions sur une durée qui approche désormais la centaine d’années. Rappelons que l’affaire a débuté en juin 1923 avec la disparition de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère, alors qu’il voyageait en Cadillac avec Guillaume Seznec. Partis de Rennes, les deux hommes se rendaient à Paris où ils comptaient vendre l’automobile. Très vite, les soupçons de meurtre se sont concentrés sur la personne de Seznec en raison de la découverte d’une promesse de vente de propriété de Quémeneur à son profit, pour un prix très inférieur à celui du marché. L’acte fut reconnu comme un faux, ce que dénia Seznec, qui fut accusé d’avoir contribué à cette falsification et au meurtre de Quémeneur, dont on ne retrouva pas le corps. Seznec ne reconnut ni le faux ni le meurtre. Condamné en 1924 aux travaux forcés à perpétuité, il fut relevé de sa peine en 1947. Le condamné, sa mère et sa femme ne cessèrent de dénoncer une injustice et ils militèrent activement – en vain – pour une révision du procès. […]

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Prix Criminocorpus Jean-Claude Vimont

Prix criminocorpus jean-claude vimontLe Prix Criminocorpus – Jean-Claude Vimont, décerné par l’Association Criminocorpus sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines, récompense tous les deux ans une recherche sur l’histoire de la Justice dont l’auteur souhaite une valorisation dans le cadre de la plateforme Criminocorpus (Musée, revue). Notre association a travaillé dans l’esprit de Jean-Claude Vimont et c’est ainsi que nous avons décidé d’une modalité de distinction particulière. En effet, le prix ne vise pas à couronner un travail terminé mais plutôt à permettre la valorisation en ligne d’une étude ou d’une recherche de qualité.

La procédure du prix consiste ainsi en deux étapes :
1- Sélection du projet retenu par le jury, sur la base de critères tenant à la fois compte de la valeur du travail réalisé (apport à la connaissance historique, qualité des sources) et de la qualité du projet de valorisation numérique proposé (originalité, faisabilité)
2- Le projet retenu par le jury fait l’objet d’une réalisation avec l’appui du CLAMOR. Le temps de cette réalisation est de deux années civiles, sauf dérogation.
Pour en savoir plus, voir les informations utiles sur le Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines

« C’est à la prison à reconnaître les siens ». De l’anthropométrie judiciaire à la biométrie contemporaine

Reconnaître un détenu apparaît comme une exigence constante dans la longue durée de l’histoire pénitentiaire. De l’Ancien régime à nos jours, toute personne incarcérée par voie légale fait l’objet d’une procédure particulière d’enregistrement qui atteste de son entrée et de sa sortie de l’établissement de détention. Le registre d’écrou est ainsi le livre officiel sur lequel est inscrite l’identité des détenus. La reconnaissance des prisonniers fut longtemps assurée par le gardien « morgueur » qui avait la charge de dévisager minutieusement tout nouvel entrant. Jusqu’au XIXe siècle, l’identification du justiciable consistait généralement en une simple déclaration, vérifiée pendant la procédure par le recueil de témoignages. Toutefois, afin de distinguer les récidivistes et certaines catégories de condamnés, la justice a longtemps usé d’un pouvoir de marquage des corps coupables.

Sous l’ancien droit, la peine de flétrissure consiste à marquer au fer rouge l’épaule du condamné d’une fleur de lys. Utilisé dans certains cas de bannissement, ce marquage laisse la place, en 1724, à une triple marque lettrée explicitant la cause de la condamnation : « V » pour voleur, « M » pour les mendiants récidivistes et « GAL » pour galérien. La marque au fer chaud est alors presque toujours jointe à celle des galères afin qu’une peine plus sévère soit prononcée si la récidive est constatée. Peine perpétuelle, la flétrissure par la marque est abolie sous la Révolution française…

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Que tout change pour que rien ne change ? Aux origines de la judiciarisation de l’exécution des peines en France (1789-1958)

La judiciarisation de l’aménagement des peines en France est un processus qui ne débute pas avec la création en 1958-59 du juge d’application des peines. Le débat sur les conditions d’application des peines privatives de liberté accompagne l’essor de ce type de peines au XIXe siècle. Il s’agit d’en rappeler ici les principales étapes, en considérant l’exécution des peines dans les prisons, les bagnes portuaires et les bagnes coloniaux. 1958 apparaît alors tout autant comme l’aboutissement fruit d’expérience et de multiples réflexions que le point origine d’un processus inédit.

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Sept mois au bagne : un témoignage inédit sur la Guyane (1931)

Est-il possible de voir le bagne en sept mois ? Je réponds franchement non !

A plus forte raison ceux qui ont visité le bagne en quinze jours et qui ont écrit sur ce que l’administration pénitentiaire a bien voulu leur faire voir.

Pour visiter le bagne et le voir de tout près, comme à la loupe, il faut s’y introduire sous l’uniforme d’un simple garde « chiourme » et encore, tout en étant au dernier échelon de la hiérarchie de la « tentiaire », il y a une foule de choses qui vous échappent. Mais néanmoins, on peut observer et fouiller ce que l’administration pénitentiaire cache jalousement aux yeux profanes des écrivains du bagne qui y sont venus en amateurs.

Les pages qui suivent décrivent très exactement ce qu’est le bagne sans prose superflue. C’est tout simplement la vie du surveillant et du condamné telle qu’elle est sous le climat débilitant de la Guyane française.

Je remercie donc bien sincèrement le lecteur qui voudra bien lire ce petit ouvrage qui très certainement l’intéressera.

Henri-Marie-Pierre BERRYER

Présentation :

Ce document constitué de 160 pages, d’un avant-propos (ci-dessus) et de dix chapitres :

Il était proposé jusqu’ici sur Criminorcopus à la consultation sous forme d’images, Criminocorpus propose désormais une transcription intégrale.

Nous devons à la générosité de Philippe Zoummeroff la possibilité d’offrir ce document exceptionnel à une consultation publique. Nous tenons à lui exprimer ici toute notre reconnaissance.

La transcription du document original a été réalisée par Philippe Poisson. J’ai ajouté une présentation de l’auteur – Berryer – sur lequel je n’ai pu réunir que peu d’informations.

Le texte de Berryer a été rédigé plus de 25 ans avant le premier récit publié par un surveillant (Roger Flotat (Au plus chaud de l’enfer du bagne, éd. Scorpion 1957). Ce manuscrit constitue à ce jour le seul témoignage de personnel pénitentiaire rédigé dans l’Entre deux-guerres.

Voir la présentation de Berryer

Voir la transcription de Sept mois au bagne